18 novembre 2015

De l’injure à l’insulte : des consultations bidons sur des enjeux primordiaux

Gaspé, 18 novembre 2015: Tache d’huile a placé la demande pour des consultations valables au cœur de ses préoccupations, et ce depuis sa fondation en février 2013. Aujourd’hui, le mouvement se demande si la caricature de consultation qu’est cette ÉES sur les hydrocarbures au Québec ne sonne pas le glas de la crédibilité de toute démarche en ce sens. Aussi peu légitime et critiqué de toute part soit-il , Tache d’huile a fait le choix de réagir à l’exercice puisque ces ÉES feraient sans doute office de consultation publique et mènerait vraisemblablement à la loi sur les hydrocarbures.

On critique d’abord le temps de préparation ridicule “Il est rare que l’on utilise l’expression « ridicule » dans un document aussi officiel. Il semble toutefois que ce soit l’expression la plus appropriée dont nous avons pu convenir rapidement. Considérant l’expertise développée bénévolement ou presque par des gens soucieux du bien être de leurs communautés et des générations à venir, le fait d’accorder un délais aussi court pour se préparer est reçu comme un acte de mépris. “ affirme Nastassia Williams, qui a pris part de façon critique à la séance de Gaspé hier soir.

“Le gouvernement continue de mettre des fonds publics à disposition des projets pétroliers, ce qui permet l’avancée de travaux AVANT des processus de consultation valables, ce qui est HAUTEMENT problématique. Pour cette raison et d’autres encore, dont le choix tendancieux des avis considérés, il est clair que le gouvernement est clairement juge et parti.” porte-parole de Tache d’huile.

Outre les processus de base bafoués, des questions pourtant criantes en cette époque charnière des bouleversements climatiques demeurent sans réponse valable. “Nous ne voulons pas de plan d’action gouvernemental sur les hydrocarbures, nous voulons un plan d’action gouvernemental sur la transition énergétique.” affirme la porte-parole de Tache d’huile, en écho au Front commun pour la transition énergétique.

En attendant, Tache d’huile a re-déposé le mémoire qu’il avait préparé pour la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, en soulignant que depuis son dépôt en 2013, on a vu notamment l’adoption d’un règlement provincial controversé sur la protection de l’eau potable qui a inspiré la mobilisation de centaines de municipalités, des problématiques (déjà) dans la gestion des boues de forage et le financement public d’activités exploratoires. Parallèlement, la situation climatique générale ne fait que s’aggraver, les droits des communautés affectées sont toujours bafoués et l’humain a toujours besoin d’eau potable pour vivre. “On ne peut pas risquer ce que l’on ne peut pas perdre, il et grand temps d’aller de l’avant vers une transition énergétique porteuse de dignité pour les générations actuelles et à venir” ajoute la porte-parole.

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Nastassia Williams, 581-887-5061
Maude Prud’homme, 581-886-3523