2 novembre 2015

Un appel spécial à la responsabilité dans les conseils municipaux d’Avignon et de Bonaventure

Lundi 2 novembre 2015, Carleton-sur-mer:
Ce soir, des citoyen-ne-s de plusieurs municipalités des MRC d’Avignon et de Bonaventure demanderont à leurs conseils municipaux de prendre position sur certains aspects de la gestion des matières résiduelles au LET de Saint-Alphonse (ce lieu desservant toutes les municipalités des 2 MRC).
Cette municipalité a d’ailleurs déjà pris des dispositions afin de cesser de recevoir les boues de forage liées aux hydrocarbures, et l’initiative citoyenne qui se manifestera ce soir, appuyée par Tache d’huile, a pour but d’aller dans le même sens: le sens des responsabilités face à la santé des populations et des écosystèmes de la région.

« La municipalité de St-Alphonse a posé un geste important en limitant l’accès aux boues de forage de toute provenance au LET de St-Alphonse, mais compte tenu des résultats négatifs des objectifs environnementaux de rejets du MDDELCC, des investissements sont nécessaires pour que les citoyen-ne-s de St-Siméon n’aient plus à subir cette charge toxique qui s’accumule dans leur milieu de vie. » souligne Jacques Ouellet, résident de Saint-Alphonse.

« Il est déplorable que des fonds qui avaient été dédiées à la gestion des matières résiduelles aient changé de vocation. Ces sommes auraient pu servir à corriger ou améliorer des installations du LET de façon à réduire la charge toxique des lixiviats qui sont rejetés dans l’environnement de la municipalité de St-Siméon (petite rivière Bonaventure), et ce selon les dires même du directeur du LET Rack Pratt lors de la rencontre du 17 juin 2015. Il est temps de faire mieux ! » affirme Bertin Saint-Onges. Notons que la ristourne de 2014 était de 250000$.

« Les élu-e-s municipaux ont de grandes responsabilités envers la santé des communautés. Nous saluons leur engagement et espérons y contribuer en proposant des résolutions dont l’application contribuerait au bien-être de tous et toutes. Ceci dit, force est de constater que le déploiement éventuel d’activités d’extraction d’hydrocarbures à grande échelle aurait effectivement des impacts très importants sur l’écosystème et les infrastructures de la région et que l’étude environnementale stratégique (ÉES) provinciale en cours actuellement n’est fort probablement pas adéquate dans la considération de ces aspects. Les municipalités devraient prendre acte de ces faits et adopter les mesures adéquates pour protéger la qualité de vie dans la région et continuer à assumer leurs responsabilités. » ajoute Maude Prud’homme, porte-parole de Tache d’huile.

Les demandes sont, en résumé:

  • Réduction des volumes provenant de l’industrie, en se limitant aux municipalités clientes du LET.
  • Élargissement des restrictions de l’industrie pétrolière ou gazière en interdisant toutes les matières et non les seules boues de forages.
  • Un accompagnement adéquat du comité de vigilance du LET pour permettre le respect de l’article 57 de la loi sur la qualité de l’environnement, ce qui présentement fait largement défaut.
  • Utilisation de tous les fonds dévolus à la gestion des matières résiduelles à améliorer les pratiques dans ce domaine plutôt que de se verser des ristournes à même le budget du LET.

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Contacts:

  • Bertin, citoyen instigateur et résident de Saint-Alphonse – 418-388-5840
  • Maude Prud’homme, porte-parole de Tache d’huile – 581-886-3523